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Il a 30 ans, une bonne condition physique et aucune raison de se retrouver en réanimation.
Arrivé le 22 mai à Laveran, ce militaire a été hélitransporté par le SAMU depuis Carcassonne, où il était hospitalisé depuis le début du mois d’avril.
Il souffre d’un syndrome de Guillain-Barré, une maladie auto-immune inflammatoire du système nerveux périphérique, décrite pour la première fois en 1916. Souvent déclenchée après une infection, parfois virale, cette maladie survient lorsque le système immunitaire se retourne contre les nerfs périphériques. Elle provoque une paralysie aiguë, progressive et ascendante, qui s’accompagne d’une disparition des réflexes. Si sa présentation clinique est connue depuis plus d’un siècle, les médecins savent aujourd’hui qu’elle peut prendre des formes plus sévères.
À son arrivée, le légionnaire est trachéotomisé et sous respirateur, trop affaibli pour bouger, respirer, avaler ou parler.

Pourquoi l’HIA Laveran à Marseille ?
Le transfert ne relevait pas d’une approche technique médicale. Le diagnostic avait été posé, les premiers traitements administrés.
Mais un légionnaire isolé, loin de sa garnison, sans famille à proximité, c’est une réalité que ses camarades ont voulu changer.
L’HIA Laveran est l’hôpital militaire le plus proche du Commandement de la Légion étrangère et du 1er Régiment étranger, situés à Aubagne.
La demande de rapprochement, pour que les légionnaires d’Aubagne puissent lui rendre visite, pour qu’il ne soit pas seul, a été entendue.
Ce détail dit quelque chose d’essentiel sur la condition militaire.

Trois mois en réanimation.
Pendant son séjour de réanimation, les équipes du CH de Carcassonne, puis de l’HIA Laveran, ont œuvré au diagnostic, au traitement, au sevrage progressif du respirateur : autonomie ventilatoire, retrait de la canule de trachéotomie, rééducation de la déglutition et de la parole.
Il ne peut pas encore porter sa main à sa bouche pour manger seul. Mais il parle et respire seul. Sa jeunesse et sa condition physique de départ ont été des atouts.

Derrière ce parcours, il y a des équipes.
Des mois de réanimation, ce n’est pas que des protocoles et des machines.
Ce sont des équipes médicale et paramédicale, qui se coordonnent et se succèdent pour suivre un patient dans la durée, pour apprendre à le connaître et l’accompagner, pour mesurer chaque progrès : un souffle retrouvé, un mot prononcé, une déglutition réussie.
Dans les services de réanimation, ces patients-là nous marquent, non pas parce qu’ils restent longtemps. Mais parce qu’ils sont accompagnés à travers des étapes que peu d’entre nous imaginent traverser un jour.
Médecins, infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes du CH de Carcassonne et de l’HIA Laveran : chacun tient son rôle sur le chemin de reconstruction.
Ce légionnaire est désormais au sein du service de Médecine Physique et de Réadaptation de l’HIA Laveran, où s’ouvre désormais un long parcours vers la guérison.

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Avec ses partenaires, l’ARS-PACA, l’AMU, l’AP-HM et le BMPM, l’HIA Laveran vous donne rendez-vous, au Fort Ganteaume, le 29 mai 2026, pour la 8e Journée Marseillaise des Traumatismes Pénétrants.
Une journée dédiée au partage d’expertise, aux retours d’expérience et aux actualité) dans la prise en charge des traumatismes pénétrants, en contexte civil et militaire.
Professionnels de santé, partenaires et acteurs du monde médical : notez dès maintenant cette date dans vos agendas.
Programme détaillé et modalités d’inscription sur www.traumatismes-penetrants.fr
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