Simulation aux urgences
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18 novembre 2025 – 8h30, aux urgences de l’HIA Laveran.
La SAUV n°1 se remplit peu à peu : médecins, infirmiers, aides-soignants… Ils sont tous là, autour d’un patient bien particulier : un mannequin. Mais pas n’importe lequel ! Un modèle de haute-fidélité, capable de parler, crier, respirer, étouffer, saigner, perdre connaissance… Ce mannequin a de super pouvoirs : il va donner des sueurs froides aux soignants !
Le major Eric, infirmier référent de simulation, rappelle l’esprit de l’exercice :
« Tout ce que vous faites, vous devez le faire pour de vrai : inspecter, palper, ausculter, perfuser, injecter, panser, masser, intuber…Tout se joue comme si la vie du patient en dépendait. Le mannequin et le scénario évolueront en fonction des seuls gestes réellement effectués ».

L’objectif est de créer une situation aussi crédible que possible, afin que chacun des soignants puisse s’immerger, adopter totalement le rôle qui lui est attribué et agir en conséquence
9h00. La patiente entre au SAU : hypotendue, fiévreuse, malaises répétés, une voie déjà posée par les secours préhospitaliers.
Rapidement, l’équipe s’active. Le monitorage multiparamétrique est installé, tandis que la patiente est examinée entièrement. On oxygène, perfuse, prépare des drogues. Chaque geste est confirmé à haute voix pour optimiser la communication au sein de l’équipe.
Et puis subitement… La situation s’aggrave : la saturation chute, la conscience s’altère, les constantes s’effondrent. Les soignants réagissent, communiquent, se coordonnent et ajustent leurs gestes.
Le verdict tombe : purpura fulminans, une urgence vitale rare et foudroyante. Le major Eric, qui contrôle le mannequin, aggrave la situation et la patiente tombe dans le coma.
Alertée, l’équipe de réanimation arrive. C’est désormais une dizaine de soignants qui intervient. Chacun agit à son poste, selon son rôle, du geste technique au soutien logistique. On intube, on pose d’autres voies, on injecte. Cela fait déjà plus de 30 minutes que les équipes s’affairent autour de cette patiente, si particulière.
Le formateur met fin à la simulation, sous les applaudissements des participants.
C’est un moment clé où les ressentis sont exprimés, où chacune des étapes est revisitée, les points forts sont relevés et les axes d’amélioration identifiés.
C’est tout l’intérêt de la simulation en médecine, que de pouvoir revenir sur le déroulé des soins de chacun, toujours avec un regard pédagogique, visant l’amélioration individuelle et la performance du groupe.
L’entraînement permet de souder les équipes et de se préparer à des situations critiques où la vie d’un patient sera, cette fois, réellement en jeu !













