Derrière notre insigne se cache bien plus qu’un simple emblème : il incarne une histoire, une mission et une identité, voici quelques explications.

  • Le caducée et la croix rouge : symboles universels du Service de Santé, ils rappellent notre engagement à soigner, protéger et servir, en toutes circonstances.
  • La croix bleue sur fond blanc : elle représente Marseille, notre port d’attache et notre terre d’ancrage. Ville ouverte sur la Méditerranée, Marseille est depuis toujours une passerelle entre les cultures et un lieu stratégique pour les armées.
  • Le blason de Constantine : orné du barbeau, poisson typique des oueds algériens, nous renvoie à notre berceau historique. C’est là qu’Alphonse Laveran, médecin militaire et prix Nobel, découvrit en 1880 le parasite responsable du paludisme, marquant un tournant décisif dans l’histoire de la médecine et de la lutte contre les maladies infectieuses.

Porter cet insigne, c’est donc arborer une part d’histoire et de mémoire. Très prochainement, il sera remis aux nouveaux militaires affectés à l’Hôpital d’Instruction des Armées Laveran.

Un geste symbolique qui scelle leur appartenance à une communauté, à une mission et à une tradition d’excellence médicale et militaire.

Chaque bâtiment a son histoire, et celle de l’hôpital Laveran est marquée par la vision, la coopération et le savoir-faire de femmes et d’hommes passionnés.

Voici un extrait précieux, issu du numéro spécial de la Revue des Officiers d’Administration du Service de Santé (15 février 1964), qui nous replonge dans la genèse de notre hôpital :

En 1943, M. Walter, architecte, écrivait : « L’art de bâtir est si complexe, qu’il ne sert à rien d’aborder seul des problèmes si étendus, qui dépassent de beaucoup les possibilités d’un homme ».

Les promoteurs du nouvel Hôpital militaire Laveran, conscients de l’étendue et de la complexité des problèmes qui se posaient à eux, décidèrent de confier à des équipes de techniciens les différentes phases de la construction.

C’est ainsi que l’élaboration du programme technique échût à une Commission d’Etudes groupant des représentants du Génie et du Service de Santé Militaire.

La conception architecturale et fonctionnelle fut l’œuvre d’un groupe d’architectes, MM. G. Allée, P. Forestier, ]. Pery, animé par M. André Sive, décédé prématurément au début de l’étude, qui s’entourèrent d’ingénieurs conseil, parmi lesquels M. Valette, structure ; M. Duthu, technique hospitalière ; M. Blin, éclairage opératoire ; M. Vigneau, éclairage.

La construction fut confiée, après un large appel à la concurrence, à l’Entreprise Boussiron et à l’Entreprise Parisienne de Construction, solidairement engagées pour l’ensemble des travaux.

Enfin, la surveillance du chantier et le contrôle de la construction ont été conjointement assurés par la Direction des Travaux du Génie de Marseille et le bureau de contrôle S.O.C.O.T.E.C.

Ainsi, le nouvel Hôpital militaire LAVERAN, premier hôpital militaire d’un programme de rénovation et de construction à long terme, est né de la coordination des efforts de chacun et de la coopération mutuelle des hommes qui travaillèrent à sa réalisation.


Bientôt une nouvelle page de cette histoire s’écrira avec la construction du nouvel hôpital sur le camp de Sainte-Marthe prévue pour 2031, dans la continuité de l’esprit collaboratif originel. C’est un nouveau chapitre qui va prolonger cet héritage commencé il y a plus de soixante ans.

Crédit image : DR Henri Delleuse 1962

Après avoir longtemps été implanté à Constantine en Algérie, berceau de son histoire, l’Hôpital d’instruction des armées Laveran prend officiellement place à Marseille, le 7 novembre en 1963.

Le choix du quartier de la Rose, au nord-est de la ville, n’est pas anodin : un emplacement stratégique, facile d’accès, et suffisamment vaste pour accueillir un hôpital militaire moderne capable de répondre aux besoins des forces armées comme de la population civile.

Construit dans un style fonctionnel typique des années 60, l’hôpital Laveran s’équipe rapidement des dernières avancées médicales et chirurgicales.

Depuis, il n’a cessé d’évoluer : agrandissements, modernisations, création de services spécialisés, toujours au service de la santé des militaires, de leurs familles, et des patients civils de la région

Voici quelques photos inédites de sa construction.

Crédit : DR Henri Delleuse 1962

Alphonse Laveran, médecin militaire et prix Nobel | HIA Laveran Marseille

Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922) était bien plus qu’un médecin militaire : il était un pionnier.

En 1880, alors qu’il exerce à Constantine, en Algérie, il découvre le parasite responsable du paludisme, Plasmodium. C’est la première fois qu’un micro-organisme (eucaryote) est identifié comme cause d’une maladie humaine, ouvrant une nouvelle ère dans la lutte contre les infections.

Pour cette découverte majeure, Laveran reçoit en 1907 le prix Nobel de physiologie ou médecine — une première pour un médecin militaire français.

Au-delà de la recherche, Laveran a consacré sa vie à l’étude et à la lutte contre les maladies tropicales, œuvrant notamment à l’Institut Pasteur.

Son héritage scientifique et humain continue de guider notre mission et l’hôpital qui porte son nom depuis plus de soixante ans a conservé cette expertise des maladies infectieuses et tropicales.

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